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En mai 2018, l'épreuve du contrôle technique fera peau neuve.

 

 

La refonte du contrôle technique, c'est le "very bad buzz" automobile du moment. Et pour cause : à lire certains gros titres, l'épreuve va devenir si ardue qu'un véhicule sur deux risque d'être recalé dès janvier 2018. Pire, en cas de contre-visite, on ne disposera, dit-on, que de 24 heures pour effectuer les réparations.

Terrifiant ! Mais plus ou moins exact... Ce qui est sûr, c'est que l'épreuve va bel et bien être remise à plat pour cause d'harmonisation européenne. Les contours de cette réforme sont d'ailleurs connus depuis mars 2017, mais le sujet n'a commencé à faire causer qu'en août. Pourquoi ? Parce qu'un contrôleur, alors interrogé par une télé, s'est pris les pieds dans le banc à rouleaux en annonçant, à tort, le passage de 124 à... 400 points de contrôle ! Depuis, les reportages anxiogènes (et approximatifs) se sont succédé. Au point qu'aujourd'hui les automobilistes tremblent à l'idée de soumettre leur auto à l'épreuve en 2018. Nombreux sont ceux qui veulent donc anticiper l'échéance pour éviter le couperet. Alors, faut-il se précipiter dans le premier centre venu pour être tranquille ?
Gare aux rumeurs !
> "Il paraît que l'épreuve va sérieusement se corser dès le 1er janvier"
FAUX. C'est pour le 20 mai 2018. Pas de panique, donc. D'ici là, l'épreuve n'évoluera pas d'un iota. En clair, aucun nouveau point de contrôle n'a fait son apparition le 1er janvier.

> "Le contrôle technique sera trois fois plus sévère, avec 400 points de contrôle"
FAUX, MAIS... Il n'y aura "que" 132 points, contre 124 actuellement. Au fond, la liste des organes vérifiés n'évolue pas énormément. En revanche, le contrôleur s'attachera à les explorer plus en détail. Un exemple : l'état des plaquettes pourra déboucher sur trois constats, contre deux auparavant : usure importante sans atteindre la marque minimale; usure excessive avec marque minimale atteinte; usure telle que la marque minimale n'est plus visible (support de plaquette proche du disque). Autre cas : pour une fuite d'huile, le distinguo sera fait entre un suintement et un "écoulement permanent"... Bref, plus que d'une multiplication des contrôles, il s'agit d'un approfondissement des mesures.

> "Le nombre de défauts soumis à contre-visite va littéralement exploser"
VRAI. Ils vont passer de 196 à... 467 ! Et là, ça va faire très, mais alors très mal, voir trés trés trés mal. Déjà, parce que des dizaines de défauts pour l'heure non rédhibitoires deviendront des défaillances majeures soumises à contre-visite (à faire réparer sous deux mois). Ensuite, parce que d'autres défauts déjà concernés par une contre-visite deviendront des défaillances critiques qui entraîneront une interdiction de circuler... immédiate ! Quelques exemples : efficacité du freinage inférieure à 50% de la valeur limite, aucun feu stop ne fonctionne, grave fêlure ou déformation d'un longeron, ancrage des ceintures gravement détérioré ou arraché, etc... Et des comme ceux-là, il yen a, mine de rien, 127 !

La moitié des voitures recalées ?
> "Avec cette réforme, la moitié des voitures risquent d'être recalées"
PRESQUE... Entre 30 et 40% de contre-visites attendues, contre près de 18% pour l'instant. C'est, semble t il, la tendance qui se dégage. En clair, le nombre de véhicules particuliers en contre-visite pourrait, dans le pire des cas, passer de 3 à... 6 millions par an à compter du 20 mai 2018 ! Parmi eux, combien risquent d'être interdits de circuler le jour du contrôle pour cause de défaillance critique ? La seule estimation, à prendre avec des pincettes, fait état d'un petit 3%. Soit 500.000 voitures potentiellement clouées au sol, car jugées extrêmement dangereuses.

> "En cas de défaillance critique, il faudra effectuer les réparations dans les 24 heures"
FAUX. Toujours deux mois pour réparer, mais effectivement interdiction de circuler immédiate. Si une seule défaillance critique est décelée, le contrôleur éditera une vignette dont la validité sera limitée au jour même, jusqu'à minuit. Passée cette heure, le véhicule ne pourra donc plus rouler : aucun blocage administratif ne sera mis en place, mais on risquera un PV à 135€. Outre le fait que cette sanction risque de créer de sacrées tensions dans les centres, elle pose un gros souci : si vous apprenez la nouvelle à 18h30, vous aurez très peu de chances de trouver un garage ouvert où la déposer illico. Dès lors, que faire ? Si vous ramenez l'auto chez vous, il faudra soit braver l'interdit dès le lendemain, soit faire appel à un dépanneur... Duraille !

Bon à savoir : contrairement à ce qui a été dit, vous n'avez pas 24 heures pour effectuer les réparations, mais bien deux mois. En clair : votre auto peut rester tout ce temps à l'atelier. Sachant que, passé ce délai, il faudra repasser toute l'épreuve (et non la seule contre-visite).

> "Le contrôle technique va durer plus longtemps"
VRAI. Comptez 5 à 10 minutes de plus, a priori. Les contrôleurs devront se familiariser avec la nouvelle version de l'épreuve et, disent-ils, mener des contrôles plus poussés et plus précis. Ainsi, la durée de l'examen pourrait augmenter de 5 à 10 minutes, passant de 30-35 minutes en moyenne à 40-45 minutes.